0,1940 €

France (TRV 6 kVA Base)

Tarif réglementé TTC, mai 2026

0,0066 € 0,41 €

0,1510 €

Moyenne mondiale

156 pays analysés

0,0066 € 0,41 €

0,0066 €

Le moins cher (Turkménistan)

Subventions publiques massives

0,0066 € 0,41 €

0,41 €

Le plus cher (Bermudes)

Production au fioul importé

0,0066 € 0,41 €

Le grand comparatif mondial du prix de l'électricité

Sur les 156 pays analysés en mai 2026, l'écart est vertigineux : le pays le plus cher (Bermudes) facture son kWh 62 fois plus cher que le pays le moins cher (Turkménistan). La France, à 0,1940 €/kWh au tarif réglementé, se situe nettement en-dessous de la moyenne européenne (0,2071 €/kWh) et reste sous la moyenne mondiale (0,1510 €/kWh).

Les pays où l'électricité est la plus chère et la moins chère

À l'échelle mondiale, les extrêmes opposent deux mondes : les pays producteurs d'énergies fossiles (Turkménistan, Iran, Algérie) ou hydroélectriques (Venezuela, Soudan) qui subventionnent massivement leur kWh, et les territoires insulaires ou nordiques (Bermudes, Allemagne, Danemark) qui cumulent coûts d'importation et taxes élevées.

Top 5 — les moins chers
Les 5 pays au kWh d'électricité le moins cher du monde
Rang Pays €/kWh TTC
1 Turkménistan 0,0066
2 Soudan 0,0070
3 Bahreïn 0,0074
4 Angola 0,0110
5 Éthiopie 0,0140
Top 5 — les plus chers
Les 5 pays au kWh d'électricité le plus cher du monde
Rang Pays €/kWh TTC
303 Comoros 0,3500
304 Danemark 0,3708
305 Irlande 0,3736
306 Allemagne 0,3951
307 Bermudes 0,4100
Prix en €/kWh TTC pour les ménages. Sources : voir détail selon les pays dans le tableau de la carte interactive ci-dessous.

Le prix du kWh par pays

Du Turkménistan (0,0066 €/kWh) aux Bermudes (0,41 €/kWh), les 156 pays sont positionnés ci-dessous selon le prix du kWh TTC pour les ménages. Survolez un pays pour afficher son tarif exact, ou filtrez le tableau par continent et par ordre de prix.

156 pays · Tous les continents · Moins cher d'abord — TTC, ménages, mai 2026
# Pays Prix ($/kWh)

Le prix du kWh par continent

Lorsqu'on agrège les pays par continent, l'Asie reste la moins chère grâce aux subventions du Moyen-Orient et de l'Asie centrale, tandis que l'Europe paye le plus cher en raison du poids des taxes et de la transition énergétique. Le tableau ci-dessous synthétise la moyenne par continent et la compare au tarif réglementé français.

Prix moyen du kWh d'électricité par continent en 2026
Continent Moyenne €/kWh TTC Nombre de pays Écart vs France
Asie 0,0907 € 38 -53,2 %
Amérique du Sud 0,1299 € 11 -33,0 %
Afrique 0,1329 € 43 -31,5 %
Océanie 0,1716 € 3 -11,5 %
Amérique du Nord 0,1971 € 18 +1,6 %
Europe 0,2071 € 43 +6,8 %

Échantillon de 156 pays. La France (0,1940 €/kWh) sert de référence pour l'écart.

Pourquoi le prix du kWh varie-t-il autant d'un pays à l'autre ?

Avant de regarder le classement, il faut comprendre que le prix payé par un ménage à la fin du mois est le résultat d'une combinaison de six leviers : le mix énergétique du pays, le poids des taxes dans la facture, la présence éventuelle de subventions publiques, la géographie et l'insularité, la part des énergies renouvelables intermittentes dans le mix et enfin le couplage électricité-gaz sur le marché de gros européen. Chaque pays joue sur ces six curseurs à sa manière.

Levier 1 · Mix énergétique

La part de nucléaire, d'hydraulique, de gaz ou de charbon détermine directement le coût de production. La France paye son kWh moins cher que ses voisins parce que plus de 65 % de son électricité provient du parc nucléaire historique d'EDF, dont les coûts sont stables et décorrélés du marché du gaz.

65 % nucléaire en France

Levier 2 · Poids des taxes

Sur une facture française moyenne, environ 30 % du montant total revient aux taxes (accise, CTA, TVA). En Allemagne, cette part dépasse les 50 % ; aux États-Unis, elle reste en dessous de 10 %. Deux pays peuvent donc avoir des coûts de production identiques et des factures consommateurs très différentes.

10 % (USA) → 50 % (Allemagne)

Levier 3 · Subventions publiques

Plusieurs pays producteurs de gaz ou de pétrole (Turkménistan, Iran, Algérie, Égypte) facturent leur kWh très en dessous du coût réel pour des raisons sociales. L'Argentine et le Venezuela en font autant. Cette politique creuse les déficits publics et limite la capacité à entretenir le réseau électrique.

Prix hors marché

Levier 4 · Géographie et insularité

Les petites îles (Bermudes, Hawaï, certaines Caraïbes) ne peuvent pas se raccorder à un grand réseau continental. Elles produisent leur électricité localement, le plus souvent au fioul importé, pour une population restreinte : les coûts fixes se répartissent mal et le kWh atteint des niveaux record.

Fioul importé · réseau isolé

Levier 5 · Renouvelables et intermittence

Le solaire et l'éolien produisent quasi gratuitement, mais leur intermittence oblige à doubler le réseau d'infrastructures coûteuses : lignes haute tension supplémentaires, stations de stockage par batteries, centrales de secours mobilisables en quelques minutes. En France, ces coûts d'intégration transitent par le TURPE (Tarif d'utilisation des réseaux), dont la part dans la facture grimpe régulièrement à mesure que les capacités renouvelables augmentent.

Coût marginal nul · TURPE en hausse

Levier 6 · Couplage prix-gaz sur le marché de gros

Depuis 2022, un facteur plus subtil a accentué les écarts en Europe : le couplage du prix de l'électricité au prix du gaz sur le marché de gros. Comme une centrale gaz est souvent la dernière à être appelée pour équilibrer le réseau, c'est son coût qui fixe le prix de gros. Les pays qui ont conservé un parc nucléaire ou hydraulique conséquent — comme la France ou la Norvège — sont moins exposés à cette mécanique que ceux dépendants du gaz comme l'Allemagne ou l'Italie.

Merit order · prix marginal du gaz

Marché libéralisé ou régulé : quelle différence sur la facture ?

Un marché libéralisé permet au consommateur de choisir librement son fournisseur d'électricité parmi plusieurs opérateurs concurrents (cas de la France depuis 2007, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de l'Espagne...). Un marché régulé est au contraire dominé par un seul opérateur historique, souvent contrôlé par l'État, qui fixe les prix par voie administrative. Sur notre échantillon, le contraste est net.

Marchés régulés

0,1267 €/kWh

123 pays sur 156 (78,8 %)

Prix fixés par l'État, souvent inférieurs au coût réel grâce au subventionnement public.

Marchés libéralisés

0,2414 €/kWh

33 pays sur 156 (21,2 %)

Prix fixés par la concurrence, reflétant les coûts complets de production et de transport. La France en fait partie.

En façade, les marchés régulés affichent un kWh 1.9 fois moins cher — mais c'est en grande partie le contribuable, pas le consommateur, qui paye la différence.

À ne pas confondre : prix bas et marché efficace

Sur le papier, les marchés régulés paraissent environ 1.9 fois moins chers que les marchés libéralisés. Mais ce ratio est largement biaisé : les pays à marché régulé sont aussi ceux qui subventionnent massivement leur électricité (le consommateur ne paye qu'une partie du coût réel, le reste passe par l'impôt) et qui investissent moins dans la qualité du réseau. À l'inverse, dans un marché libéralisé comme la France, le comparateur d'offres permet de récupérer une partie de l'écart en quittant le tarif réglementé.

Classement européen du prix du kWh en 2026

De 0,0488 €/kWh (Turquie) à 0,3951 €/kWh (Allemagne), le prix de l'électricité varie d'un facteur 8,1 entre les ménages européens. La France, à 0,1940 €/kWh au tarif réglementé, se classe 18e sur 43 — un positionnement qu'elle doit principalement à la stabilité du parc nucléaire d'EDF, dont les coûts restent largement décorrélés du marché du gaz qui tire les prix allemands, belges ou italiens vers le haut. Source : Eurostat (mai 2026).

43 pays européens classés du moins cher au plus cher (kWh TTC, ménages, mai 2026)
# Pays €/kWh TTC
1 Turquie 0,0488 €
2 Ukraine 0,0580 €
3 Géorgie 0,0710 €
4 Belarus 0,0710 €
5 Russie 0,0760 €
6 Bosnia & Herzegovina 0,0800 €
7 Islande 0,0800 €
8 Albanie 0,0860 €
9 North Macedonia 0,0900 €
10 Arménie 0,1010 €
11 Hongrie 0,1094 €
12 Serbie 0,1200 €
13 Malte 0,1298 €
14 Bulgarie 0,1320 €
15 Croatie 0,1500 €
16 Roumanie 0,1883 €
17 Slovaquie 0,1930 €
18 France 0,1940 €
19 Norvège 0,1993 €
20 Moldova 0,2100 €
21 Luxembourg 0,2100 €
22 Pologne 0,2150 €
23 Slovénie 0,2170 €
24 Grèce 0,2173 €
25 Lituanie 0,2400 €
26 Portugal 0,2426 €
27 Suède 0,2434 €
28 Espagne 0,2436 €
29 Finlande 0,2465 €
30 Estonie 0,2530 €
31 Lettonie 0,2546 €
32 Pays-Bas 0,2695 €
33 Autriche 0,2900 €
34 Suisse 0,2900 €
35 Liechtenstein 0,2900 €
36 Royaume-Uni 0,3200 €
37 Chypre 0,3241 €
38 Italie 0,3274 €
39 Tchéquie 0,3381 €
40 Belgique 0,3480 €
41 Danemark 0,3708 €
42 Irlande 0,3736 €
43 Allemagne 0,3951 €
Prix en €/kWh TTC, consommation ménages bande DC (2 500 à 5 000 kWh/an). Source : Eurostat, S2 2025.

La France comparée à ses voisins directs

Restreindre la comparaison à l'Europe de l'Ouest est plus parlant pour un consommateur français : la Hongrie ou la Roumanie subventionnent leur kWh à des niveaux qui ne sont pas tenables sur le long terme. Face à ses voisins commerciaux directs, la France conserve une avance confortable.

Prix du kWh d'électricité : la France face à ses voisins européens (mai 2026)
Pays Prix €/kWh TTC Écart vs France
France 0,1940 € référence
Espagne 0,2436 € +25,6 %
Suisse 0,2900 € +49,5 %
Royaume-Uni 0,3200 € +64,9 %
Italie 0,3274 € +68,8 %
Belgique 0,3480 € +79,4 %
Allemagne 0,3951 € +103,7 %
Sources : Eurostat pour l'Europe et tarif réglementé EDF pour la France (mai 2026).

L'écart avec l'Allemagne (deuxième économie d'Europe) atteint plus de 104 % en faveur de la France. Cette avance repose sur trois piliers : la stabilité des coûts du parc nucléaire, le VNU (qui a pris la suite de l'ARENH au 1er janvier 2026) et l'amortissement historique du réseau de transport géré par RTE.

Questions fréquentes sur le prix de l'électricité dans le monde

Sur les 156 pays référencés en mai 2026, le prix moyen mondial du kWh d'électricité TTC pour les ménages s'établit autour de 0,1510 €/kWh. Cette moyenne cache toutefois des écarts énormes : de 0,0066 €/kWh dans les pays les plus subventionnés à 0,41 €/kWh sur les territoires les plus chers du classement. La moyenne européenne, autour de 0,2071 €/kWh, est sensiblement plus élevée à cause du poids des taxes et de la transition énergétique.

La France se classe 18e pays le moins cher d'Europe sur 43 analysés, avec 0,1940 €/kWh TTC au tarif réglementé (option Base, 6 kVA). Elle devance largement l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, l'Italie et l'Espagne. Cette position s'explique principalement par le parc nucléaire historique d'EDF, qui fournit plus de 65 % de la production avec des coûts stables et décorrélés du marché du gaz.

L'Allemagne paye son électricité 2,0 fois plus cher que la France (0,3951 €/kWh contre 0,1940 €/kWh). Trois raisons l'expliquent : une sortie complète du nucléaire achevée en 2023, une forte dépendance au gaz dont les prix se sont envolés depuis 2022, et un poids des taxes qui peut dépasser 50 % de la facture finale. Le pays compense en investissant massivement dans le solaire et l'éolien, mais les coûts d'extension du réseau qui en découlent se répercutent sur la facture des ménages.

Le Turkménistan figure en tête du classement en mai 2026, avec un kWh facturé autour de 0,0066 € aux ménages, soit près de 29 fois moins qu'en France. L'État y subventionne lourdement le secteur (souvent grâce aux recettes du gaz, du pétrole ou des minerais exportés). Cette politique a un revers : le réseau électrique est sous-investi, les pannes restent fréquentes et la consommation par habitant progresse beaucoup moins vite que dans les pays libéralisés.

Trois leviers principaux. D'abord, comparer les offres de marché face au tarif réglementé : l'économie peut atteindre jusqu'à 171 € par an (offre Confort+ de Primeo en mai 2026, foyer 6 kVA / 5 700 kWh). Ensuite, ajuster la puissance souscrite à la consommation réelle : un foyer 9 kVA qui peut vivre en 6 kVA récupère plusieurs dizaines d'euros d'abonnement chaque année. Enfin, basculer en option Heures Creuses ou Tempo si plus de 30 % de la consommation peut être décalée la nuit (eau chaude, lave-linge, recharge VE).

Sur un marché libéralisé, le consommateur peut choisir librement son fournisseur d'électricité parmi plusieurs opérateurs concurrents. C'est le cas en France depuis 2007, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Espagne. Sur un marché régulé, un seul opérateur historique (souvent contrôlé par l'État) fournit l'ensemble du pays et les prix sont fixés par décret. Les marchés régulés affichent souvent des prix plus bas, mais ces prix reflètent rarement le coût réel de production : ils sont compensés par des subventions publiques qui pèsent sur le budget de l'État.