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Electricité : quelles augmentations à venir ?

Electricité moins chère
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Electricité : des augmentations importantes

Le tarif réglementé de l'électricité d'EDF a connu une augmentation annuelle régulière de 2006 à début 2015, pour une hausse totale d'environ 35% sur cette période. Cette augmentation est tributaire essentiellement :

  • de la hausse des coûts de production de l'électricité nucléaire ;
  • de la nécessité de financer le développement des réseaux électriques ;
  • ainsi que de l'alourdissement des taxes en soutien des énergies vertes.

La persistence de ces causes dans le futur permet de prévoir une poursuite de la hausse du prix de l'électricité en 2015 et au-delà. Cependant, l'introduction fin 2014 par le gouvernement d'une nouvelle méthode de calcul dite "par empilement" a vocation à contenir le rythme des augmentations des prix de l'électricité, au profit du portefeuille des consommateurs. La hausse, qui aurait dû être de 8,2% en 2014 selon les prévisions de la Commission de Régulation de l'Energie, n'aura finalement été que de 5% (2,5% du fait de la nouvelle méthode calcul et 2,5% au titre de la hausse des taxes). L'incertitude persiste aujourd'hui concernant la hausse attendue en 2015.

Depuis 2007, les clients d'énergie ont la possibilité de réduire le prix de leur électricité en changeant de fournisseur. Des fournisseurs alternatifs concurrents d'EDF (Direct Energie, Planète Oui, Proxélia...) proposent en effet des offres dites "de marché", souvent plus compétitives que les tarifs réglementés d'EDF.

 
 

Prix hors taxe : vers une décélération

Des coûts de production et d'approvisionnement en hausse structurelle

Les coûts de production et de fourniture (commercialisation) de l'électricité pèsent pour environ 40% du tarif réglementé "bleu" réservé aux particuliers. La production d'électricité en France repose à 75% sur le parc de centrales nucléaires d'EDF, lequel subit actuellement une "mise à niveau" représentant un budget de 55 milliards d'euros de 2014 à 2025. Cette opération, surnommée "grand carénage", a d'abord vocation à porter la durée de vie des réacteurs nucléaires de 40 à 60 ans. Elle répond aussi, à hauteur de 10 milliards d'euros, à la nécessité de renforcer la sécurité des réacteurs après l'accident nucléaire de Fukushima survenu en 2011. L'opération "grand carénage" est la cause principale de la hausse de 5% du tarif bleu qui est intervenue au 1er août 2013, et justifie selon EDF des hausses significatives sur les années à venir.

Une fois produite, l'électricité est acheminée jusqu'au consommateur via les réseaux de transport (RTE) et de distribution (ERDF et ELD) : les frais d'entretien de ces réseaux sont couverts par le TURPE, qui correspond à 29% du tarif bleu. Fixé par le ministère de l'Energie sur recommandation de la CRE, le TURPE a augmenté de presque 20% entre 2009 et début 2014, en financement du renforcement des réseaux. Ce renforcement est rendu nécessaire pour éviter les pannes d'approvisionnement (black-out) et permettre l'intégration des énergies vertes décentralisées (éoliennes, photovoltaïque...). Sur les quelques années à venir, il progressera au rythme de 1% par an. A horizon 2020, l'introduction des réseaux intelligents (smart grids) et des compteurs Linky risque également de faire gonfler la facture.

Une nouvelle méthode de calcul pour tempérer la hausse

Après la hausse de 5% survenue au 1er août 2013, une nouvelle hausse de 5% était attendue au 1er août 2014. Cette dernière a cependant été annulée par Ségolène Royal, la ministre de l'Energie, peu de temps après sa nomination en avril 2014. Suite à cette décision politique qui avait vocation à préserver le pouvoir d'achat des Français, le gouvernement a lancé une réforme de la méthode de calcul des tarifs réglementés visant à en réduire durablement les hausses annuelles. La nouvelle méthode de calcul, rendue opérationnelle en novembre 2014, s'appuie sur le prix de l'électricité sur les marchés de gros, là où l'ancienne prenait seulement en compte le coût de production de l'électricité nucléaire d'EDF (ARENH). Or il se trouve que le prix de l'électricité sur les marchés de gros a chuté lors du deuxième semestre 2014, dans le sillage de la chute du prix du pétrole et du gaz.

Pour compenser l'annulation de la hausse du 1er août, le Conseil d'Etat avait demandé l'application d'une hausse au 1er novembre. Mais en vertu de la nouvelle règle de calcul, cette hausse n'a été que de 2,5%, dont 0,9% au titre d'un rattrapage tarifaire pour la période 2012-2013. Pour l'année 2015, la CRE avait demandé une hausse du prix de l'électricité hors taxe de 3,5%, mais du fait de la nouvelle méthode de calcul, il semble qu'elle se situera en-dessous de ce chiffre.

Pour EDF, la nouvelle méthode de calcul met le groupe sous pression en l'incitant à alléger ses frais de fonctionnement via une maîtrise plus rigoureuse de ses dépenses opérationnelles. Mais ces décisions ont logiquement suscité les protestations du nouveau PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, qui s'est plaint que les tarifs réglementés ne permettaient pas à l'électricien d'assurer ses coûts. Le groupe affichait fin 2014 une dette de plus 40 milliards d'euros, une dette dont la progression finance chaque année les dividendes versés à l'Etat. Jean-Bernard Lévy a fait savoir début février qu'"il est essentiel que nous atteignions une trajectoire des tarifs qui couvre nos coûts (en France), et nous avons de sérieuses inquiétudes".

En somme, les tarifs réglementés hors taxe devraient progresser sur un rythme annuel de 2 ou 3% en 2015 et au-delà, en vertu de la préservation du pouvoir d'achat des ménages, hormis si la volonté politique cède face à la nécessité de restaurer les comptes de l'électricien national EDF.

Voir aussi notre article : quel prix du kWh chez EDF en 2015 ?

Comment contrer la hausse des prix de l'électricité ?

Pour échapper à la hausse des tarifs réglementés, les Français misent de façon croissante sur les offres à prix de marché. Fin 2014, 9,1% des clients particuliers d'électricité avaient souscrit auprès d'un fournisseur alternatif. Ces derniers proposent notamment une réduction sur le prix du kWh (offres à prix indexé) ou une réduction sur le prix de l'abonnement. Ces réductions ne portent cependant que sur le prix hors taxe. Le tableau ci-dessous présente quelques offres moins chères que les tarifs réglementés.

Fournisseur Offre Avantage Notre avis Plus d'infos
Direct Energie Offre Directe  % de réduction par rapport au prix du kWh HT des tarifs réglementés d'EDF (  % de réduction en cas de souscription au gaz et à l'électricité). Sans engagement. L'offre phare du 1er fournisseur alternatif français (1,3 millions de clients). Direct Energie a été élu "Service client de l'année" en 2012, 2013, 2014 et 2015. 09 87 67 54 76
Appeler / me faire rappeler
Planète Oui Planète Oui  % de réduction sur l'abonnement HT par rapport aux tarifs réglementés d'EDF (sous conditions). Sans engagement. Une offre spécialement compétitive pour les petites consommations. Appeler / me faire rappeler
Proxelia Domélia  % de réduction par rapport au tarif bleu d'EDF (prix du kWh et abonnement HT). Sans engagement. Un petit fournisseur issu du rassemblement de fournisseurs historiques locaux, proposant un prix du kWh compétitif. Appeler / me faire rappeler

Une hausse des taxes régulière et inévitable

En plus de la hausse induite par la progression des coûts de production et d'acheminement, le prix de l'électricité est alourdi par une série de taxes, réglées par tous les clients particuliers quel que soit leur fournisseur.
  • la CTA (Contribution Tarifaire d’Acheminement) qui est proportionnelle au coût de l’acheminement de l’électricité ;

  • les TCFE (Taxes sur la Consommation Finale d'Electricité) sont des taxes locales prélevées pour le compte de la commune (TCCFE) et du département (TDCFE) ;

  • la CSPE (Contribution aux charges de Service Public de l’Electricité) : la CSPE finance les tarifs de solidarité, les surcoûts liés à l’approvisionnement des zones isolées, le fonctionnement du Médiateur National de l’Energie, et le développement des énergies renouvelables.

  • la TVA représente environ 15% du prix de l’électricité. La TVA à taux réduit (5,5%) s’applique sur l’abonnement et la CTA, et la TVA à 20% s’applique sur la consommation et le reste des contributions et taxes.

La CTA et la TCFE progressent au rythme de l'inflation, qui est actuellement très faible.

La CSPE, par contre, connait une augmentation annuelle moyenne de 3€/MWh depuis 2002, totalisant une hausse de 550% sur cette période. Cette augmentation devrait continuer sur un rythme annuel sur les années à venir. Elle a en effet vocation à financer le développement du parc d'énergies renouvelables, le photovoltaïque et l'éolien représentant respectivement 39% et 15% des charges en 2015. Plus précisément, le principe est qu'EDF est tenu de racheter l'électricité injectée sur le réseau par les propriétaires d'éoliennes et de panneaux photovoltaïques, à un tarif avantageux. La CSPE a vocation à couvrir ce surcoût d'EDF.

De manière inquiétante, les charges à couvrir par la CSPE augmentent plus rapidement que la taxe elle-même. Alors que les charges prévisionnelles de service public de l’électricité s’élevaient à 5,3 milliards d’euros en 2013, elles atteindront, selon la CRE, 6,3 milliards d’euros en 2015.

Pour réduire le prix de l'électricité, contactez le service Selectra au 09 73 72 25 00 (du lundi au vendredi de 8H à 21H et le samedi de 9H à 18H) ou demandez à être rappelé gratuitement.

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