Le gouvernement accélère le mouvement et la France avance dans la libéralisation du marché de l'
électricité. Hier, le conseil des ministres à émis un avis favorable sur le projet de
loi NOME qui prévoit la réorganisation du marché de l'énergie. Ce projet, qui sera examiné courant Juin à l'assemblé Nationale, va contraindre EDF à céder de la place aux
fournisseurs d'électricité alternatifs, que sont Direct Energie, Poweo, Planète Oui, Enercoop, Lampiris, GEG,...
La loi NOME, une réforme pour pour se plier aux exigences de la commission Européenne qui souhaite voir plus de concurrence sur le marché de l'électricité français.
Actuellement, EDF a 2 avantages sur ses concurrents :
- il est le seul à disposer de gros moyen de production grâce à ces 58 sites nucléaires acquis entre 1977 et 2000. Cette force de production largement amortie lui permet d'obtenir un mégawatt/heure (MWh) à un coût de 34 euros.
Les fournisseurs d'électricité alternatif qui ne possèdent pas de moyen de production équivalent doivent se fournir sur le marché de gros à un prix nettement supérieur : 55 euros le MWh.
La marge de revente auprès des consommateurs est donc loin d'être la même.
- il est le seul fournisseur à vendre son électricité
EDF Bleu Ciel au tarif régulé. Ce qui lui a permis de garder 96% de sa clientèle chez les particuliers.
Une assurance supplémentaire qui empêche toute fluctuation du prix de l'électricité durant l'année.
Mais, la donne va changer, puisque la loi NOME contraint EDF à fournir à ses concurrents 100 terawattheures d'électricité par an et à un prix négocié tenant compte du coût des centrales, modernisation, recyclage des déchets,...
Ainsi, la loi devrait favoriser la concurrence, non pas sur le prix de vente, mais bien sur les services fournis. La loi prévoit aussi que les fournisseurs d'électricité alternatifs devront se doter de moyens de production d'énergie ou de moyens d'effacement permettant de réduire l'approvisionnement en énergie pendant les périodes de fortes demandes.
La loi Nome pique donc au vif EDF, pour favoriser la concurrence.
En fait-on trop ? Edf est-il capable dans supporter plus ou risque t-on de faire vaciller le géant ?
Le patron d'EDF, Henri Proglio, a de son côté tout fait pour préserver au maximum son entreprise et il semblerait que le prix de vente devrait se négocier aux alentours des 41 euros le mégawatt/heure. Selon les concurrents, même à ce prix, le match reste inégal.
Toutefois, une chose est sûre, c'est que tous les experts s'accordent pour dire que les
prix de l'électricité vont augmenter notamment pour renouveler le parc nucléaire. En effet, le marché français reste inférieur de 35 points à la moyenne des marchés européens de l'électricité.
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économie d'énergie